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Posté le 7 septembre 2016 par Philippe Degouy

Catherine Deneuve est dans Schnock, «la beauté en mouvement»

Après Mireille Darc, c’est une autre jolie blonde qui illumine Schnock : Catherine Deneuve. Choix parfait pour ce 20e numéro festif. Nul doute que les quinquagénaires qui auront ce numéro en main vont penser de suite à Peau d’âne et Belle de jour, deux films de l’actrice qui ont sans doute marqué leur adolescence. Après, les gamins d’alors ont pu découvrir une filmographie qui a navigué entre drames et comédies. La sirène du Mississippi, Le sauvage, Le dernier métro, Courage fuyons, Le choix des armes 
Bienheureux Schnock qui a pu profiter d’un entretien accordé par Catherine Deneuve. Un privilège, même, car l'actrice n’est pas le genre à s’épancher dans la presse.
Ses propos n’en sont que plus précieux. Star ? Pas à ses yeux. Juste une actrice qui a su garder les pieds sur terre et reconnaître parfois de mauvais choix de carrière. À la lecture de ce dossier, force est de constater que l’on connaît mal Catherine Deneuve, «trop timide pour être une emmerdeuse». Comme le déclare le réalisateur Jean-Paul Rappeneau, avec qui elle a tourné La vie de château et Le sauvage, «Catherine Deneuve, c’est la beauté en mouvement. On était tous amoureux d’elle. Plus on est amoureux de l’actrice, et meilleur est le film».
Le cinéma, encore, avec cet article, original et fort drôle, consacré aux machines à écrire dans les films. Un panorama de leurs plus belles scènes. On pense à Misery mais aussi à la fameuse scène jouée par Jerry Lewis. Un morceau d’anthologie.

DENEUVEEt vogue la galère, doit se dire Antoine. Le saltimbanque aux cheveux longs qui a très bien mené sa barque sur toutes les mers du monde après ses tours de chant. Une rencontre fort sympathique, à découvrir, tout comme celle qui donne à redécouvrir Marcel Amont. Quelque 87 ans au compteur et toujours d’attaque pour faire le guignol et reprendre avec la salle son fameux tube, «Un Mexicain basané». Une chanson massacrée à la fin de chaque fête familiale un peu…arrosée. Non ?
Qui se souvient de toutes ces stars féminines françaises qui ont réussi en Amérique ? De Leslie Caron à Jeanne Moreau, en passant par Simone Signoret ou Claudine Longet. Elles sont toutes là, réunies par Schnock. Sacré coquin.
Des stars, toujours, sur deux jambes ou... quatre roues. Comme cette AMC Pacer, drôle d’Américaine aux vitrages immenses et à la croupe avantageuse. Une beauté qui a joué, notamment, dans la comédie L’Aile ou la cuisse, conduite par Coluche.
Schnock aime se souvenir de ce qui était bien, mais pas forcément connu. Tant mieux. Philippe Lombard, en fan absolu, raconte ses souvenirs de plusieurs rencontres avec l’ancien comparse de Terence Hill, Bud Spencer, disparu en juin dernier. Un acteur de films de séries B mais attachant. Qui aurait dit le contraire, d'ailleurs, face à cette montagne de muscles.
Héros de Cul et chemise, Salut l’ami, Deux super-flics
Le passé, c’était bien mais parfois ridicule, comme cette mode du pantalon pattes d’éléphant. Star du dressing des années 70.

Le sommaire de ce numéro 20 est plutôt copieux. Pour répondre à la faim des lecteurs. Et leur faire regretter la TV de papa. Comme avec cette Assiette anglaise, émission qui passait sur Antenne 2 fin des années 80, présentée par Bernard Rapp. De la déconne, soit, mais présentée avec classe. Parmi les animateurs, on se souvient certainement du sympathique docteur Flaysakier. Vrai médecin derrière ses rires contagieux.

Comme disait Jean-Pierre Marielle, hôte du premier numéro, «Alors ? Heureuse ?» Chère nostalgie qui constitue le fonds de commerce quasi inépuisable  du mook, «ni rétrograde, ni passéiste», pour reprendre son cri de guerre.
En route pour 20 nouveaux numéros ? C’est qu’il en reste des monuments culturels français à qui rendre l’hommage mérité. Alain Delon, Jean Carmet, Raymond Devos, Annie Girardot, Gérard Depardieu, Bernard Giraudeau… Pour ne citer que quelques noms à placer en haut de l'affiche d'un prochain numéro.

Philippe Degouy

Schnock n°20. La revue des vieux de 27 à 87 ans. Catherine Deneuve. La Tengo éditions, 178 pages, 14,5 euros
Couverture : La Tengo éditions

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