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Posté le 28 décembre 2013 par Bcolmant

La crise de l'euro n'est pas DU TOUT terminée !

Italic-magazine-giovanni_segantini_-_fondation_beyelerContrairement à de nombreux économistes, je crois que la crise de l'euro, c'est-à-dire de la monnaie unique, n'est structurellement pas terminée.

Elle ne me semble pas achevée parce que les fondations d'une zone monétaire optimale ne sont toujours pas réunies.

Les dettes publiques restent très élevées et seul le niveau anormalement bas des taux d'intérêt en rend la charge supportable.

Une moindre augmentation des taux d'intérêt à long terme pourrait embraser le coût de ces dettes publiques et étouffer une amorce de reprise économique.

L'euro est d'ailleurs devenu un dérivé du Deutsche Mark, c'est-à-dire une monnaie déflationniste et forte qui impose un appauvrissement à ses composantes nationales faibles.

Comme les pays faibles seront désormais soumis à des exigences de désendettement et d'équilibre budgétaire, ils devront mettre en œuvre des dévaluations internes, c'est-à-dire des contractions budgétaires et de fortes réductions salariales, traduites sous l'exigence de programmes d'austérité.

C'est ainsi que la logique des pays du Nord, qui était fondée sur une désinflation compétitive pourrait se transformer en (quasi) déflation récessionnaire dans les pays du Sud.

On pourrait même en arriver à cristalliser une Europe à deux vitesses, avec un Nord épargnant et industriel qui cohabiterait avec un Sud en sous-emploi structurel, à l'instar de la différence qu'on constate entre l'Italie du Nord et le Mezzogiorno.

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