Posté le 21 août 2013 par Philippe Galloy

Dix investissements à éviter pour un placement durable

Investir en tenant compte de critères ESG (environnementaux, sociaux et de bonne gestion), c'est parfois... ne pas investir. L'investissement socialement responsable (ISR) peut en effet consister à éviter de placer son argent dans des actifs financiers controversés, comme par exemple une entreprise qui construit des armes sales (mines antipersonnel, bombes à fragmentation, etc.).

Encore faut-il définir quels sont les actifs financiers à éviter. Il existe des listes officielles (par exemple, les actifs dans lesquels le fonds souverain de la Norvège s'interdit d'investir) ou encore des listes établies par des organismes spécialisés dans l'ISR, qui fournissent leurs services aux gestionnaires de fonds ISR, aux banques, aux investisseurs institutionnels, etc.

L'immeuble Rana Plaza, le plus controversé

L'un de ces organismes, RepRisk, vient de publier son top 10 mondial des projets les plus controversés (entendez: où il faut éviter d'investir si on veut respecter les critères ESG). RepRisck utilise une méthodologie qui aboutit à attribuer un "indice de risque" (risque environnemental, social ou de gestion) à chaque projet, ce qui permet de classer les dix projets les plus contorversés. RepRisk indique, pour chaque projet, une brève analyse ainsi que les entreprises qui y sont liées, si bien que l'investisseur peut prendre en compte cette analyse lorsqu'il effectue un placement, en évitant par exemple d'investir dans les entreprises citées.

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Des mois après le drame, des proches des victimes continuent à se recueillir sur le site du Rana Plaza (photo : Munir Uz Zaman / AFP)

A titre d'exemple, citons le projet classé en tête de la liste des dossiers les plus controversés: l'immeuble Rana Plaza, situé à Savar, au Bangladesh, qui s'était effondré le 24 avril 2013. 1.125 personnes sont décédées dans cette catastophe qui a mis en évidence les conditions de travail déplorables dans le secteur de la confection textile au Bangladesh. RepRisk cite plusieurs sociétés qui utilisaient ce lieu de travail pour la fabrication de leurs produits: Phantom Apparel, Phantom Tac, Ether tex, New Wave Style et New Wave Bottoms.

Suite au drame, une organisation représentative des travailleurs du secteur textile a prié les multinationales de signer un engagement pour améliorer les conditions de travail et la réglementation des immeubles au Bangladesh. Certaines ont refusé. C'est le cas de Wal-Mart, note RepRisk qui précise que le géant américain de la distribution utilise environ 300 usines dans ce pays.

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