08/05/2008

séance plénière à la chambre

14h les parlementaires commencent seulement à arriver, au compte goutte.

14h15
la sonette retentit. Les parlementaires s'engouffrent dans le cénacle vert. Quelqu'uns font des commentaires. Mias beaucoup évitent les journalistes.

14h20
Herman Van Rompuy, le président de la Chambre fait une proposition d'agenda incluant la loi programme et la loi sur des dispositions divers, mais pas BHV. Le chef de groupe du CD&V précise qu'il demandera d'examnier la proposition de scission de BHV après le vote sur la loi programme.

14h22
Gerolfd Annemans (VB) fait une autre proposition incluant le vote de la scission de BHV.

14h25
Jean-Marc Nollet ( Ecolo) propose à son tour un autre troisème agenda. Il reprend la proposition de Van Rompuy mais demande de commencer d'abord par une interpellation d'Yves Leterme.

14h30 Herman Van Rompuy propose de voter d'abord l'ordre des priorités et ensuite choisir l'agenda le plus adapté. Mais la façon dont il présente les choses est peu claire.

14h35 Le président de la Chambre lançe le vote. Mais il semble que tous les parlementaires n'aient pas bien saisi les questions soumises au vote.

14h45 Peter Vanvelthoven (sp.a) se fâche : "Vous avez profité de la confusion. Ce n'est pas correct" lance-t-il à Herman Van Rompuy.

14h55 La séance commence selon l'agenda qui vient juste de passer au vote. On commence par cinq interpellations : Gerolf Annemans (VB), Jean-Marc Nollet (Ecolo), Peter Vanvelthoven (sp.a), Jean-Marie Dedecker (LDD) et Meyrem Almaci (Groen!). Au fur et à mesure des interpellations, les parlementaires se lèvent, quittent la salle, parlent entre eux ou lisent le jounal.

15h03 Dans les tribunes quelques sénateurs sont venus assistés à la séance mouvementée de la Chambre. Marcel Cheron (Ecolo) et Wouter Beke, le président intérimaire du CD&V, discutent longuement.

15h37 Le Premier ministre Yves Leterme monte à la tribune. Soudain le bruit de fonds s'arrête. Tout le monde écoute. "Cela fait des décénnies que la circonscription de BHV pose problème. La Cour d'arbitrage a tranché en 2003. Il faut résoudre ce problème pour le maintien des institutions. Il faut une solution négociée. Mais aujourd'hui il y a une loi programme qui apporte des mesures pour le pouvoir d'achat. On discute aussi du budget. Alors c'est une chose de faire un tour de force pour passer un problème qui doit être négocié et c'est une autre que de prendre des mesures pour le citoyen. On reviendra le 15 juillet avec une proposition (pour BHV)".

15h50 Les cinq interpellants réagissent au discours d'Yves Leterme. De manière générale, ils ne sont pas satisfaits de la réponse du Premier.

15h55 Le président de la Chambre lit trois motions qui lui sont parvenues.

15h57 Selon l'ordre de l'agenda, initial la séance des questions -réponses débute maintenant. Le vote de la proposition de loi sur la scission de BHV n'est pas encore à l'odre du jour. Mais rien n'empêche le CD&V de le demander dans le courant de l'après-midi.

16H De nombreux parlementaires quittent le cénacle. A la sortie chacun y va de son commentaire. Les francophones disent être prêts à lancer une procédure pour empêcher le vote de passer. Le CD&V se défend de continuer sur la ligne qu'il s'est fixé et d'être ainsi cohérent.

S.D.

07/02/2008

Suivez-moi au Congrès GSM de Barcelone...

Je viens de sortir de réunion. La stratégie multimédia de notre couverture est au point. Face à Tom, Roland et l'autre Xavier, Bert et moi nous sommes engagés à tenir un blog pour vous permettre de découvrir comment nous, modestes journalistes économiques intéressés par les entreprises technologiques, allons vivre le Congrès mondial du GSM, qui se tient du 11 au 14 février à Barcelone. Lui (Bert) pour le site du Tijd. Moi pour celui de L'Echo.

J'ai essayé de prendre un peu d'avance. Pour éviter d'être complètement dépassé par l'événement, noyé par sa dimension marketing, comme la première fois que "j'ai fait Cannes" (à l'époque, il y a peut-être 7 ou 8 ans, la Croisette m'amusait), j'ai déjà pris un certain nombre de contacts avec les entreprises dont j'aimerais rencontrer les représentants. En fait, en tant que journaliste, on a le choix. Soit on accepte les propositions qui nous viennent par mail et par téléphone durant les semaines qui précèdent le Congrès, auquel cas on perd vite la tête. Soit on prépare, on choisit et on a (presque) la main.

"Presque" parce qu'il faut être honnête, je suis invité. Par Mobistar (Orange) pour l'aller et la première nuit d'hôtel. Et par Alcatel-Lucent pour l'hôtel suivant, au centre de Barcelone lui, ainsi que pour le vol du retour, le soir de la St Valentin (une de plus de loupée ;-). Rien n'est dit, rien n'est écrit, mais il est d'usage dans ces circonstances qu'en "échange", on assiste aux événements organisés sur place par nos hôtes. Mobistar tient une conférence de presse le lundi soir, à 19h, et Alcatel-Lucent le lendemain, à 11h30. 

D'ici-là, je vais encore préparer deux ou trois dossiers. Ca permet d'être plus réactif sur place... et de sortir un scoopinet sur notre site, comme ce matin, puisque GfK a accepté de me livrer les chiffres de ventes de GSM en Belgique en 2007. En gros: nouveau record en unités mais chute en valeur.

Je ne vous dis pas "à demain". Je suis en congé (pour compenser mon absence annuelle à la St Valentin, profiter de ma fille et souper avec un couple d'amis adorable). A lundi.

Xavier (Degraux)

P.S.: Vous pouvez évidemment réagir à ce blog. J'essaierai de satisfaire les plus curieux.

21/01/2008

Chute des marchés: posez vos questions aux analystes de l'Investisseur

C'est la dégringolade généralisée sur les principales places boursières à travers le monde, l'Echo a donc décidé de vous offrir la possibilié de soumettre vos interrogations à l'équipe d'analystes de l'Investisseur.

Vous pouvez dés à présent poster vos questions.

L'équipe de l'Investisseur se fera un plaisir d'y répondre d'ici la fin de ce lundi après-midi.

Voici les réponses de Youry Huygen à vos questions:

Bonjour,  je possède les titres suivants:
Dexia Bonds Sicav Euro Cap
Dexia Equities B Pharma Plus C
Fortis L FD Bond Europe Plus Dis.
Etant donné que ces titres doivent être, de toute manière, vendus au plus tard mi-février, me conseillez-vous de les vendre le plus vite possible? Merci d'avance pour vos conseils,Sophie

Rédigé par: Sophie | le 21/01/2008 à 15:30

Réponse de Youri Huygen: Il est particulièrement difficile de donner un conseil d’achat ou de vente sur un délai d’investissement aussi cours. A très court terme, le mouvement de baisse devrait se poursuivre en toute logique. La publication des résultats trimestriels aux Etats-Unis et en Europe, ne sera certainement pas de nature à favoriser un regain des marchés financiers. Même de bons résultats trimestriels (voyez les chiffres excellents publiés par Philips aujourd’hui) se traduisent par une baisse du cours !!

N'est-il pas trop tard pour vendre les actions, je possède des Fortis , Dexia et d'autres du Bel 20
Par contre ne serait-ce pas le moment d'investir dans certaines de ces valeurs.
Merci de me répondre.

Rédigé par: Tuyls | le 21/01/2008 à 15:25

Réponse de Youri Huygen: Même s’il n’est pas exclu que le mouvement baissier se poursuive, nous ne serions pas vendeurs de ces financières. Il convient aujourd’hui de prendre conscience de la totalité de son patrimoine (cash, actions, obligations, immobilier). Aujourd’hui, il serait judicieux de renforcer le poids des actions, devenues extrêmement bon marché. Il s’agit des valorisations les plus faibles depuis la mi-2003.

Que pensez-vous du futur de la bourse Indienne ? Merci.

Rédigé par: vanden bossche | le 21/01/2008 à 15:17

Réponse de Youri Huygen: Actuellement, il est préférable d’éviter la bourse indienne pour le moment, tout comme la Chine. Ces dernières années, l’Inde a profité de l’engouement des investisseurs étrangers pour son économie croissante et sa population particulièrement instruite. L’Inde n’est pas une usine de fabrication contrairement à la Chine ; cette dernière poursuit inlassablement à exporter ses produits. Une forte baisse de l’activité économique en Europe et aux Etats-Unis pourrait obliger les investisseurs étrangers à retirer leurs billes de l’Inde, ou du moins une partie.          

Bonjour ,
D'après vous quelle est l'exposition de Fortis au subprime ?
Cocernant Euronav : Où puis-je trouver le taux de frêt vlcc ? Que pensez-vous de cette action au dividende généreux ? Même question pour CMB ?
Merci

Rédigé par: donald | le 21/01/2008 à 15:18

Réponse de Youri Huygen: Fortis n’a effectivement pas encore donné de nombreuses indications quant à l’ampleur du ‘subprime’. L’inconnue se situe surtout au niveau d’ABN-Amro. Mais sur base des déclarations de la Royal Bank of Scotland, le partenaire de Fortis dans le rachat d’ABN Amro, les provisions liées au ‘subprime’ s’avèrent plutôt limitées. Le marché se demande pourquoi Fortis met alors autant de temps à répondre.

Pour ce qui d’Euronav, pour retrouver l’évolution des tarifs sur Internet, surfez sur  www.investmenttools.com et ensuite aller vers Baltic freight index. Nous utilisons pour notre part des données provenant de Bloomberg. Nous avons un avis positif sur ce transporteur de pétrole par voie maritime. Notez que la valeur de ses navires vaut déjà bien plus que le cours de bourse actuel. Bous sommes par contre moins positifs à l’égard de CMB.          

Bonjour L'Echo,
Je possède des Sicavs Dexia centrés sur les actions européennes. Bien entendu, ces Sicavs ont fort souffert ces derniers jours et ma perte est significative. Au vu de ce qui se passe encore aujourd'hui, ne pensez-vous qu'il serait sage de vendre au plus vite ?
Merci de vos conseils!
Rédigé par: Michel Lepièce | le 21/01/2008 à 14:41

Réponse de Youri Huygen : Sur base de nombreuses méthodes de valorisation, les actions européennes sont bon marché. Il faut remonter à la mi-2003 pour retrouver des valorisations aussi attrayantes. Aujourd'hui, les replis prennent des proportions démesurées. Les investisseurs vendent sans mettre de limite. Il y a de fortes chances que les marchés poursuivent leur mouvement baissier, mais vu la vitesse à laquelle les marchés se replient, il est également fort probable que le rebond se fasse aussi vite. En vendant aujourd'hui, il faudra également trouver le meilleur timing pour racheter. Le problème sera tout aussi difficile.      

Bonjour, la chute spectaculaire de l'action dexia, pour u groupe à priori solide, qui garde une très bonne coation aux USA, ne risque t elle pas de s'amplifier surtout à la lecture des résultats attendus pour le mois de février ? quel sera l'impact sur la stratégie du groupe? doit on s'attendre à des licenciements massifs ce qui devrait se traduire par une hausse du cours ? que conseillez vous ?
Rédigé par: l | le 21/01/2008 à 15:17

Réponse de Youri Huygen : La baisse du cours de Dexia s'explique principalement par la chute des Américains Ambac (-71% en cinq séances) et MBIA (-48,5%), des assureurs-obligataires, actifs dans le même secteur que la filiale FSA de Dexia. Le marché est donc tout logiquement inquiet. Même si les résultats de Dexia ne risquent pas d'être excellents, on ne s'attend toutefois pas à de licenciements drastiques. La banque dispose encore d'un beau bilan et est une des banques dont le ratio coût/revenus est le plus faible en Europe. Dexia a encore de la marge.    Je me suis mis sur la bourse depuis quelques années en commençant par acheter fortis (à 33,9€ en1999), agfa-gevaert(23,67€en 2000). De plus ces actions étaient à l'achat. Pensez-vous que je vais retrouver mes "billes"? Parce que là, cela sera vraiment du long terme. La grosse erreur que j'ai faites pensant à réduire ma perte sur Fortis, c'est d'en racheter lors de la souscription à 15€.
Mais entre temps, je me suis remis sur la bourse (tout en sachant le cas des subprime) en Novembre en achetant des actions (dites de bonnes valeurs) qui ont été conseillées par des des analystes.
Pensez-vous que la bourse remontrera dans les six mois? ou alors on est vraiment dans une spirale telle qu'il faudrait beaucoup plus de temps pour retrouver le cours normal de la bourse? Merci d'avance pour votre réponse

Réponse de Youri Huygen :Vous n’êtes certainement pas le seul à avoir acquis des Fortis à plus de 30 EUR. Notons toutefois que Fortis n’est pas la seule financières à avoir céder autant de terrain. La forte baisse du titre Fortis s’explique en grande partie par son manque de transparence dans le dossier du ‘subprime’. Le marché attend des indications plus précises concernant l’ampleur de dégâts au sein de son portefeuille d’investissement ; et surtout depuis le rachat d’ABN Amro. Pour retrouver des cours supérieur à 30 EUR, il faudra certainement encore beaucoup de patience. Encore qu’il convient de comparer des pommes avec des pommes. Si l’on tient compte de l’opération de capital à l’automne dernier, et donc de l’accroissement du nombre de titres Fortis, votre prix d’achat initial doit être corrigé en tenant compte du prix d’émission à 15 EUR, qui avait permis de diminuer votre prix d’achat moyen. En ce qui concerne Agfa, il y a de fortes chances que la société soit vendue en trois pôles distincts, mais cela se fera probablement à des prix inférieur à 20 EUR (le cours de Bourse n’étant que de 7 à 8 EUR). Pourquoi un repreneur irait-il payer deux fois le cours de bourse ??

Cela fait plus de dix ans que j'investis en bourse. Les seuls investissements bénéficiaires que j'ai réalisés ont tous été des investissments à court terme. La plupart de mes "buy & hold" se sont transformés en véritables boulets (ex: Agfa). Comment encore croire que les actions sont un investissement à long terme? Au contraire, aujourd'hui, conserver une action n'est-il pas le plus sûr moyen de se faire rattraper par les crises successives?

Réponse de Youri Huygen :Oui et non, si l’achat a été effectué en pleine euphorie, il y a peu de chance de gagner avec cette stratégie du ‘Buy and Hold’. Si vous avez effectivement commencé en 1998, votre raisonnement tient la route. Vous auriez commencé en 1995/1996/1997 ou en 2003/2004, le raisonnement serait tout différent. Le ‘buy and hold’ a fait la fortune de grands ‘gourous’, mais sur une plus longue durée.

16/01/2008

Les réponses de Peter Vanden Houte (ING) aux Echonautes

Les marchés n'en finissent plus de chuter. Dans ce contexte extrêmement tendu, L'Echo a décidé de soumettre les questions des investisseurs, vos questions, à un expert en matière de marchés: Peter Vanden Houte, l'économiste en chef d'ING Belgique.

Concrètement, vous aviez jusqu'à 17h, ce jeudi 17 janvier, pour poser vos questions. Les réponses ? Les voici....

Question de Croc : Bonjour, Après la crise des subprimes, c'est la crise des cartes de crédit qui devrait s'abattre sur les USA dans le courant de semestre. Comment les banques européennes se sont-elles préparées à ce nouveau séisme annoncé pour ne pas avoir à faire face à un nouveau vent de panique ? Quelles sont vos prévisions pour le EURUS en 2008 ? Merci

Peter Vanden Houte (ING): Je ne pense pas que des problèmes liés aux cartes de crédit aux USA puissant affecter les banques européennes dans la même mesure que la crise du subprime. Actuellement, le risque majeur pour l'économie européenne est le risque de récession outre-Atlantique. En effet, un ralentissement de la croissance européenne serait un facteur plus dangereux pour le secteur bancaire. En ce qui concerne l'EUR/USD, malgré les risques de ralentissement économiques et les attentes de baisses des taux aux USA, nous pensons que le dollar a probablement déjà atteint son niveau plancher. La divergence de l'EUR/USD par rapport au niveau compatible avec la parité de pouvoir d'achat (1.27) semble en effet déjà être très important. De plus, les marchés pourraient davantage se focaliser sur la croissance que sur le différentiel de taux. Un assouplissement monétaire aux Etats-Unis pourrait être interprété comme une volonté des autorités de soutenir la croissance créant, ainsi des conditions favorables pour les investisseurs. Nous pensons que l'EUR/USD atteindra un niveau compris entre 1.35 et 1.40 dans le courant de l'année.

Question d'ANTOINE : On dit toujours, qu'il faudrait investir en bourse quand elle est en chute et dans les moments difficiles comme maintenant! Est-ce que vous trouvez que c'est le bon moment d'investir par étape, sur une période de 1 an par exemple? Mon horizon d'investissement est de +- 8 ans. Merci pour votre conseil.

Peter Vanden Houte (ING): Vous avez raison de considérer un horizon de 8 ans pour vos investissements en bourse (c'est un horizon qui limitent les déceptions…).  Dans la mesure où il est difficile de déterminer le moment opportun pour investir en bourse, il est préférable que les transactions se fassent régulièrement. Cela dit, de bonnes opportunités d'investissement se dessinent parfois, comme lors de fortes baisses, mais, actuellement, on n'a probablement pas encore atteint le plancher. Notre indicateur de sentiment de marché ne donne pas encore le signal que la bourse est " survendue " à l'heure actuelle. A ce stade, il vaudrait peut être mieux attendre une stabilisation des cours avant de se risquer en bourse. Comme disent les traders : " never catch a falling knife ! ".

Question de Philippe:  L'or vient de connaître une montée impressionante. Qu'anticipez vous par rapport à l' évolution de ce métal à court (3 mois) et moyen (1 à 3 ans) termes. A moyen terme vaut-il mieux privilégier de petits achats réguliers de métal physique, un investissement plus conséquent dans un certificat ou les actions minières ? En ce qui concerne le physique pensez-vous qu'il soit préférable de privilégier les pièces anciennes (souverain ancien ou napoléon < troisième république) en misant sur une prime à terme ou cela n'a-t-il pas d'importance.

Peter Vanden Houte (ING): Je ne suis pas un très grand amateur d'investissements en or, mais je dois avouer que le passé récent m'a donné tort. Aussi longtemps qu'on assiste à une situation de crainte de stagflation (ce qui pourrait quand même encore durer quelques mois), le prix de l'or restera sous pression haussière, vu le faible niveau des taux en termes réels.
Cela dit, je ne pense pas que l'or restera orienté à la hausse à plus long terme. Je crois en effet que les craintes d'inflation à long terme sont exagérées. On ne vit plus dans la situation du début des années 80, quand la politique anti-inflationniste des banques centrales était moins bien ancrée que maintenant. Il ne faut pas oublier non plus que l'accord entre les banques centrales pour limiter les ventes d'or touche à sa fin en 2009.
Si vous voulez vraiment investir en or, évitez l'or physique et certainement les pièces (coûts de transaction élevés), mais privilégiez des trackers ou des ETFs (côtés sur Euronext).

Question de papy bu : Que pensez-vous des valeurs financières? La crise du subprime est-elle déjà TOTALEMENT incorporée dans les cours actuels?

Peter Vanden Houte (ING): La crise du subprime est à mon avis déjà incorporée dans les cours actuels des valeurs financières américaines. En Europe, la transparence a été moindre jusqu'à maintenant, ce qui pourrait encore nous réserver des surprises négatives dans les mois qui viennent (Joseph Ackerman, le CEO de Deutsche Bank a d'ailleurs déjà averti qu'il y a encore des cadavres dans le placard au niveau du secteur bancaire européen ).
Or, le plus grand danger pour le secteur financier n'est plus tellement la crise du subprime, mais le risque que l'économie tombe en récession, ce qui pourrait engendrer des pertes supplémentaires. C'est la raison pour laquelle je reste plutôt prudent pour le secteur bancaire à court terme, même si la valorisation actuelle le rend déjà attrayant à plus long terme.

Question de Moma: Comme les banques gèrent elles-mêmes les comptes-titres et autres valeurs,ne devraient-elles pas être tenues d'avertir le client à partir d'un certain seuil de danger?

Peter Vanden Houte (ING): Si le client possède un dossier titres auprès d'une banque belge, il peut en général consulter son portefeuille presque en temps réel via Homebanking/PC Banking. Abstraction faite de cette réflexion, tout dépend de ce que le client considère comme un seuil de danger. Et puis, si la banque avertit que ce seuil a été atteint, je me demande ce que le client doit en conclure. Est-ce qu'il doit vendre au moment que le cours a chuté ? Il ne faut jamais oublier qu'un investissement en actions est considéré comme un investissement à long terme. Dans cette optique, il vaut mieux de ne pas trop regarder les soubresauts à court terme. Or, si on a vraiment peur qu'on ne sait pas bien suivre son portefeuille ou maîtriser le risque dans son portefeuille, il vaut peut-être mieux opter pour un fond de placement.

Mis en forme par Xavier Degraux, qui remercie les Echonautes pour leurs questions... et Peter Vanden Houte pour les réponses. A bientôt.

19/12/2007

LIVE CHAT avec ISABELLE DURANT

Modérateur : Isabelle Durant, la Co-présidente d''Ecolo, est dans nos bureaux jusque 13h45 pour répondre à vos questions, au cours d'un "live chat" forcément très politique. Posez vos questions ci-dessous.
Question de Jacques : Madame Durant, Quelle sera la stratégie d'Ecolo au cours des prochaines semaines et des prochains mois? Et, seconde question, plus large, que vous inspire la situation politique actuelle, vous qui n'avez pas baigné dans ce milieu depuis votre naissance?
Isabelle Durant : Une stratégie d'opposition (fédérale) bien sûr, mais surtout une position de parti du côté de la responsabilité, des solutions, d'une approche forte et globale du DDurable et des questions climatiques, comme opportunité. Et puis surtout, on va voir ce que ce gouvernement intérimaire va produire, vu la franche camaraderie qui règne entre les partenaires. Nous on continuera de travailler avec Groen.
Pour le reste, je baigne depuis une bonne dizaine d'années et je reste convaincue que même si elle est très décriée et pleine de défauts, la politique reste essentielle. Suffit d'être avant tout LUCIDE
Question de Bertrand : Bonjour, il est difficile de se faire une opinion correcte sur les responsabilités des uns et des autres au cours des 6 derniers mois. Je sais l'exercice délicat, mais pourriez-vous éclairer ma lanterne en commentant les positions des uns et des autres, de façon un peu méthodique? Et surtout, pas de langue de bois, hein ;-!
Isabelle Durant : Méthodique ? Esssayons en peu de mots :
1ère responsabilité : des campagnes completement opposées avant le 10 juin, des familles et surtout la sociale chrétienne qui ne se parlent pas (CDH : non à tout insitutionnel, CDV : tout sur la réforme de l'état) Impossible ensuite, faute de circonscription fédérale, que les familles s'entendent ensuite.
2è responsabilité : des négociations mal menées dans un premier temps (à Val Duchesse, des groupes de travail à la pelle et peu d'arbitrage),
3è responsabilité : des partis qui ne voulaient pas y aller, surtout le cdh, qui y allait comme à l'échafaud,et des déclarations dans tous les sens
Ensuite, le fait que tout le communautaire ait été mis depuis longtemps au frigo n'a pas aidé.
Et puis la NVA, qui prend tout le fédéral en otage
Enfin, les guerrres entre les personnes.
Tout ça ensemble, c'est beaucoup....
Question de Gallez : Dans ce cas, conserver le vote obligatoire en belgique n'a plus aucun sens puisque, l'on n'en tient pas compte !!!! que compter vous faire à ce sujet ??? ( pour supprimer les amendes des personnes qui ne désirent plus voter ... )
Isabelle Durant : ce n'est pas parce que il y a dans la coalition intérimaire des partis qui n'ont pas gagné les élections et un gagnant dans l'opposition, qu'il faut supprimer le vote obligatoire. La démocratie, malgré ses défauts et limites, implique des devoirs de la part du citoyen. D'information et puis de choix. Je suis donc favorable à ce qu'on maintienne le vote obligatoire. Aux citoyens de sanctionner ceux qu'ils ne veulent plus.
Question de Joiret : Madame Durant, Je voudrais vous poser 2 questions liées à votre "étiquette" politique. J'aimerais savoir pourquoi les avancées en matiére écologique ont toujours l'air de demi-solutions qui finalement ne vont probablement rien règler du tout. On veut changer nos habitudes en terme de dépendance énergétique : pourquoi pas imposer un audit énergétique (gratuit) des habitations et établir ainsi une liste de priorité pour faire équiper en capteurs solaire les habitations les plus gourmandes, puis ensuite les autres, le tout financé au fil de l'eau par les économies en gaz, mazout, ... réalisées pas les particuliers ? Le même raisonnement pourrait être appliqué aux entreprises en construisant des éoliennes à proximité des ZI. On veut des voitures non polluantes. Pourquoi pas exonérer purement et simplement (de préférence au niveau européen)de taxes, càd TVA, TMC, taxe de roulage, ... toutes les voitures en dessous d'un seuil d'émission ambitieux mais raisonnable au début pour des vehicules familiaux (pas seulement les Smart) et d'annoncer bien longtemps à l'avance (10 ou 15 ans) la réduction annuelle de ce seuil ? Ainsi, la pression des consommateurs sur le marché serait énorme (au contraire d'aujourd'hui), tout en laissant le temps aux constructeurs de trouver les solutions techniques. D'ailleurs plutôt que faire de la Formule 1 un ennemi à abattre, il vaudrait mieux s'en servir comme d'un laboratoire et imposer également des seuils d'émission lors des compétitions. Là, on est certain qu'il y a énormémement d'argent en jeu, et les avancées technologiques iront forcément plus vite. On veut dissuader les navetteurs d'entrer en ville avec leur voiture. Pourquoi pas d'énormes parking à l'entrée des villes, connectés aux principales autoroutes, gratuits, gardés (il faut quand même que les navetteurs puissent retrouver leur voiture au retour) et reliés par métro (facile d'accès, sûr et gratuit) aux centre-urbains ? Même si cela coûte un peu d'argent au début (il y toujours un investissement à faire au départ), les retombées des milliers d'heures gagnées par tout un chacun ne pourraient que profiter à l'économie en général et partant au budget de l'état.
Isabelle Durant : Merci pour ces suggestions. J'en partage pas mal d'entre elles. Oui aujourd'hui, parce que cet enjeu n'est pas jugé prioritaire, les réponses politiques sont souvent des demi-mesures, et je pense que le public est parfois plus ambitieux et capable d'accepter des mesures réelles.
Ok sur les mesures qui doivent aussi venir du niveau européen.
Enfin, Bali et surtout ses suites (après 2009) seront essentielles en terme d'efforts à faire, à transformer pour les économies d'énergie, dans le transport et les habitations, en opportunités, y compris en terme de création d'emploi.
Question de Laurent : On parle de Etienne Schouppe comme président du CD&V. Une vieille connaissance pour vous, puisque vous l'avez affrontez sur le dosier ABX lorsqu'il était à la SNCB. Comment envisagez-vous cette "collaboration" future?
Isabelle Durant : Chacun dans son rôle. Je n'ai jamais combattu Etienne Schouppe comme personne mais sa stratégie, avalisée par les ministres précédents, qui a abouti à une gabegie financière terrible.
Pour le reste, si je n'ai pas énormément de points communs avec lui, s'il est désigné comme président du CDV à titre intérimaire, je suppose qu'il sera encore un peu moins présent au Sénat.
Question de Croc : Bonjour Madame, Ecolo n'a jamais fait preuve de beaucoup de présence sur la scène politique. Ne craignez-vous pas, en tant que seule formation francophone démocratique dans l'opposition, que ce soit la fin d'une belle histoire ?  Que pensez-vous de l'avenir des idées de gauche dans un monde où l'économique domine le politique ? En Frnce, on le voit, les idées de gauche n'ont plus d'avenir, quid en Belgique ? Merci et bonne journée.
Isabelle Durant : Raison de plus pour poursuivre. Dans l'opposition, on fera notre boulot et on va surtout travailler à recréer du lien avec les citoyens. Les idées de gauche n'ont de sens que si elles sont portées, soutenues, et si des acteurs sont aussi présents sur le terrain. Il faut surtout défendre des solutions innovantes, adaptées à un monde globalisé, où elles sont bonnes pour ici et maintenant, mais aussi pour ailleurs et demain. C'est le fondement pême de l'écologie politique qui pour moi est le courant d'idées et de propositions le plus porteur pour le siècle qui commence.
Question de Gabriel : Etant donné que de brillants ingénieurs sont déjà parvenus à construire des moteurs fonctionnant à l'eau, pourquoi ne pas utiliser cette technologie, cela permettrait 1. de faire de l'écologie et 2.d'augmenter considérablement le pouvoir d'achat des gens ? Bien à vous
Isabelle Durant : La technologie est une chose, mais évidemment ce qui est important c'est leur généralisation, l''accessibilité de tous à ces technologies. Regardons la Californie : avec un gouverneur comédien et malgré l'administration Bush, sur le terrain dont vous parlez, on en fait beaucoup plus et de façon massive.
Question de Robert : Quelle est la position d'Ecolo sur la taxation des plus values boursieres, sur les droits de succession en Wallonie, sur la taxe bousiere? Quid de la taxation des sociétés?
Isabelle Durant: On est plutôt pour la taxation des plus values boursières, ne fut-ce que pour diminuer le poids de l'économie de court terme, guidée par les gains à court terme des actionnaires. Les droits de succession : c'est en effet un problème : la taxation de 3% pour les donations pourrait diminuer le montant de droits de succession. Pour ce qui est des sociétés, l'enjeu est aujourd(hui celui de la concurrence entre régions si on aboutit à une différenciation entre les régions de l'ISOC.
Modérateur: Merci à tous et à Isabelle Durant d'avoir contribué à ce live chat. A bientôt.
Isabelle Durant : et bonnes fêtes et moments de repos, en famille et entre amis, en cette fin d'année certes très particulière politiquement dans notre petit pays de cocagne un peu surréaliste. Pourtant les choses importantes et fortes se passent souvent ailleurs : Nicolas et Carla par exemple...

03/12/2007

Live chat avec le politologue Jean-Benoît Pilet (ULB)

Modérateur: Bonjour à tous, Jean-Benoît Pilet, politologue au sein du Cevipol, le Centre d'étude de la vie politique) de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), a accepté de répondre à vos questions entre 13h30 et 14h. Merci à lui... Et merci à vous d'en poser de bonnes ;-). Je déclare ce LIVE CHAT ouvert.

Question de croc : Bonjour, Guy Verhostadt va-t-il continuer à travailler avec le même gouvernement, ou sera-t-il chargé d'en élaborer un nouveau ? J'ai voté en juin, et je ne voudrais plus avoir à "faire avec" des Ministres potaches comme Flahaut ou Onkelinckx !

Réponse de Jean-Benoît Pilet : Bonjour, depuis six mois, on a de toute façon des socialistes qui demeurent au pouvoir. Donc, les maintenir formellement pour un gouvernement d'urgence ou de facto car la formation de l'orange bleue traîne ne change pas dans les faits énormément.Par ailleurs, le PS a perdu des sièges, mais c'est aussi le cas du VLD. Il y a autant d'électeurs qui ne voulaient plus du VLD au pouvoir que ceux voulant mettre le PS dehors. Dans un scrutin proportionnel, le lien entre la formation du gouvernement et les élections est très flou. On vote pour élire un parlement, pas pour choisir un gouvernement.

Question de Hemmerlin Albert : Ne pourrait-on pas arriver plus tard, à ce que, aux élections législatives futures, certains canditats puissent être élu par n'importe quel belge et se sentir ainsi responsable du pays entier et non d'une partie du pays?

Réponse de Jean-Benoît Pilet : Bien entendu, la circonscription fédérale est un élément de solution. Elle permettrait d'inciter les candidats à plus de modération et elle donne à chacun le droit de voter pour tous les partis susceptibles d'entrer au gouvernement. Elle n'est toutefois qu'une part de la solution. Changer les institutions est une chose, mais cela ne sert à rien sans changer les comportements radicaux des élus du Nord et du Sud, et des électeurs du Nord et du Sud.

Question de df: Je pense que les politiques du nord du pays ne pensent pour la plupart que court terme et se radicalisent de plus en plus. Les francophones ne peuvent rien y faire, il s'agit de leurs volontés. Tant qu'ils auront des électeurs pour poursuivre dans cette voie ce sera ainsi.Ils vont détruire la Belgique sans aucune nuance, ni arrière pensée. Comme nous ne savons pas l'empêcher, laissons les faire en en retirant le max. possible pour nous francophones de tout bord et de toute idéologie Soyons unis dans le communautaire, agrandissons Bruxelles en y incorporant les communes à majorité francophone qui l'entoute. Un retournement se situation n'est possible que s'il vient d'eux, pas de nous. Donc, il n'y en aura pas. Ne pas se leurrer à ce sujet.

Réponse de Jean-Benoît Pilet : En tout cas, plutôt que de se contenter de dire non, les francophones doivent réflechir à ce qu'ils veulent car la réforme de l'Etat se fera un jour ou l'autre. Et les négociations vont toujours mieux quand toutes les parties savent ce qu'elles veulent. Mais que veulenet les francophones? Plus de communauté française? Plus d'autonomie bruxelloise? Plus d'autonomie wallonne? Ces questions doivent être tranchées.

Question de Pirloui : Quelle coalition a, selon-vous, le plus de chance d'aboutir?

Réponse de Jean-Benoît Pilet:  C'est la bouteille à encre, et cela après six mois de discussions. Mais deux choses sont à retenir. Tous les partis formulent des exclusives (CD&V contre Ecolo, VLD et MR contre le PS, Ecolo contre la N-VA, Groen contre le FDF...). Si aucune ne tombre, seule l'orange bleue peut être débattue mais pour combien de temps encore. Deuxièmement, peut être est-il temps de comprendre que lezs familles politiques n'existent plus. Il n'y a plus de bipartite ou tripartite mais des quadripartites, pentapartites... Et donc, les coalitions asymétriques sont envisageables.

Question de Chris 23: Guy Verhofstadt a prouvé qu'il avait de la carrure. Pas Letreme. Mais Verhofstadt a perdu les élections. Pas Leterme. Un "perdant" peut-il (re)-devenir Premier Ministre?

Réponse de Jean-Benoît Pilet: En 1995, les socialistes avaient perdu des sièges et les sociaux chrétiens aussi. On a malgré tout maintenu Dehaene et sa coalition rouge-orange Gagner des voix et des sièges est une chose mais pour former un gouvernement ce qui compte c'est la capacité de fédérer une coalition autour de soi.

Question de Poliss: Monsieur Pilet, Comment comprenez-vous l'absence de Didier Reynders, ce week-end, des plateaux TV? A-t-il réellement une chance de devenir Premier Ministre? Et si oui, de quel genre de coalation? Merci d'avance pour votre réponse.

Réponse de Jean-Benoît Pilet: Les libéraux ont renvoyé la balle au CD&V et au CDH. Ils attendent d'où l'absence de Didier Reynders. Mais je pense que les évolutions des deux derniers jours montrent que Reynders a peu de chance d'être premier ministre. D'une part, le CD&V veut toujours Leterme. Et de l'autre, vu l'appel à Verhofsadt, on voit bien que les partis flamands préfèrent un revenant à un francophone. Ce n'est pas anormal, il y a 60% des Flamands. Si on veut un Premier ministre francophone, on ne doit pas non plus s'opposer à un éventuel Ministre-Président bruxellois qui soit néerlandophone.

Rebond de Pirloui: Que pensez-vous de l'attitude des socialistes, et singulièrement de Di Rupo?

Réponse de Jean-Benoît Pilet : Depuis un mois, ils veulent clairement revenir (ou plutôt se maintenir) au pouvoir. Toutefois, ils le veulent dans une configuration favorable et pas comme cinquième roue, roue de secours, du carosse orange bleu. Cela explique leur volonté d'un gouvernement d'union nationale. Avec les verts, ils auront un allié de gauche. Et plus on sera, plus il faudra redébattre de tout l'accord de gouvernement sans tenir compte de ce qu'a déjà fait l'orange bleue.

Question de Christian : Tous les partis et les présidents évoluent depuis 6 mois Comment voyez-vous évoluer le Roi dans cette crise ?

Réponse de Jean-Benoît Pilet: Je constate que le Roi joue un rôle en vue mais qu'il démontre aussi sa perte d'influence. Malgré toutes ses demandes et ses tentatives de médiation, il n'arrive pas à forcer un accord. Les élus actuels ne sont plus prêts à se laisser sermonner par le roi et à renoncer à leur programme sur demande du souverain. Un bref, un roi avec de moins en moins d'influence réelle.

Question de Roland : Het gaat misschien niet over een noodregering, maar toch ook niet meer over een uitdovende regering van louter lopende zaken... hoe grondwettelijk is dit?

Réponse de Jean-Benoît Pilet : Er is niks in de grondwet over de regering. De grondwet spreeks van de parlement en de parlementsrechten om de wet te adopteren. De regering is maar een instelling om de beslising van de parlement te appliceren. Dus voor de grondwet een 'echte' regering of een uitdovende regering van louter lopende zakeneen maakt het geen verschil.

Modérateur : Merci à tous et à toutes pour vos questions. Merci aussi, bien entendu à notre invité, qui nous a dit "oui" sans tralala très rapidement... Restez connectés sur le site. La rédaction s'attend à des développements politiques dès cet après-midi.

30/11/2007

Jo Cornu, l’homme du redressement ?

Jo Cornu est-il selon vous l’homme de la situation pour Agfa-Gevaert ? Va-t-il pouvoir enrayer la descente aux enfers du titre ? Le marché lui accord visiblement du crédit puisque l’action progresse de plus de 2%. Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

27/11/2007

La crise s'enlise. Comment en sortir?

Le Roi a reçu en audience ce lundi 3 décembre à 17h, au Château du Belvédère, le premier ministre sortant Guy Verhofstadt. Il lui a demandé "de l'informer à très court terme sur la manière de sortir de l'impasse actuelle, et de prendre tous les contacts nécessaires à cet effet", a annoncé le Palais. Qu'en pensez-vous? Quelles sont les pistes qui pourraient/devraient se dégager? Verhofstadt ouvre-t-il la voie pour Didier Reynders? L'orange bleue est-elle vraiment morte? Continuez à nous livrer vos avis...

26/11/2007

Pétrole: les réponses de Gaëtan van de Werve

Modérateur : Gaëtan van de Werve, le secrétaire général de la Fédération pétrolière belge (http://www.petrolfed.be/french/fed_fr.htm), était dans nos bureaux ce midi. Voici le résultat de la session de Live Chat...

Question de Filou:  Les compagnies pétrolières ont sans doute encore de beaux jours devant elles... en termes de profits nets. Mais les consommateurs? Quel impact aura la flambée actuelle du pétrole sur les dépenses des ménages, selon vous?

Malgré la hausse des prix du brut, les profits des sociétés pétrolières sont en baisse. Parce que les coûts ont augmenté encore plus vite que les prix. Nous sommes face à une hausse rapide du prix de toutes les matières premières, et donc aussi par exemple de l'acier, qui fait que les coûts d'exploration augmentent fortement. En ce qui concerne les consommateurs, il est clair qu'ils devront adapter leurs comportements d'achat, c'est-à-dire rerépartir leurs dépenses. Le consommateur a le choix, au fond, entre consommer autant et diminuer d'autres dépenses (vacances, restos, cinéma...) ou au contraire diminuer sa consommation d'énergie de manière à compenser la hausse du prix par des économies. 

Par ailleurs, le diesel a augmenté de 25 eurocents et donc de 25% depuis le début de l'année. Pour l'essence, l'augmentation est bien moindre, elle a augmenté de 17 eurocents. Quant au gasoil de chauffage, il a augmenté de 18 eurocents en prix (maximum toujours) depuis le début de l'année (en 4 ans il a un peu plus que doublé).

Les sociétés qui distribuent des produits pétroliers en Belgique n'augmentent pas leurs bénéfices quand le prix du produit brut grimpe. Un litre de diesel peut coûter un ou deux euro(s), cela ne modifie pas le bénéfice des sociétés distributrices. Nous vivons dans un système de prix maximum, qui comprend une marge brute de distribution (15 eurocents sur un prix de vente de 1,25 euro pour le diesel), qui n'est pas proportionnelle. Cette marge n'est pas un bénéfice. Elle sert à couvrir l'ensemble des coûts entre les portes de la raffinerie au consommateur final.

Question de raffinage : La partie raffinage, que va-elle devenir, dans le cadre des bio-carburants, est-elle destinée à mourrir?

Les agro-carburants ne pourront fournir au max. que 20% des besoins à l'horizon 2030 probablement. Oe est en-dessous de 5% pour le moment. Déjà doubler est un challenge très important. Le bio-carburant ne va couvrir qu'en partie la croissance de la demande mondiale. Nous ne nous faisons pas d'inquiétudes quant à la nécessité de maintenir des raffineries. Tous les experts sont d'accord pour dire que plus de 50% des besoins d'énergie dans le transport seront encore couverts par l'energie fossile en 2050. Et dans l'énergie fossile, le pétrole prend la plus grosse part.

Question de Thomas: pourquoi ne pas construire plus de raffineries?

On construit plus de raffineries à l'heure actuelle, surtout en Asie et au Moyen-Orient. Le secteur raffinage a été un secteur non rentable pendant des dizaines d'années, pendant les années 80 et les années 90 et que construire une raffinerie peut coûter de l'ordre de 10 milliards de dollars pour une grosse raffinerie et prendre 5 ans. C'est donc une décision qui contient certains risques. Là où il y a un manque de capacités de raffinage, c'est-à-dire en Asie, on en construit. L'Europe a une capacité de raffinage suffisante. Le problème, ici, c'est qu'il y a une dieselisation du parc automobile, mais que nous produisons toujours trop d'essence.

Question de F. Mathieu: Un baril de pétrole vaut 95 dollars. Un baril contient 160 litres. Le pétrole vaut donc 0,59375 dollar le litre. Chez Carrefour, la bouteille d'Evian vaut 0,55 euro le litre, soit 0,83 usd le litre. L'eau coûte donc plus cher que le pétrole. Se plaindrait-on à tort ?

Il faut se rendre compte que nos voitures ne roulent pas au brut. Ce brut doit être transporté, raffiné et distribué. Ce qu'il faut prendre en compte, c'est le prix hors taxes. Hors taxes, un litre de diesel coûte 69 eurocents et l'essence 58 eurocents. Paradoxe: on taxe l'essence plus fort. A la pompe, la différence, c'est la fiscalité. Dans le prix maximum à la pompe, pour un litre d'essence, il y a 60% de taxe à ce jour. Par contre, pour le diesel, il y en a 44%. A la pompe, suite à la fiscalité des pays consommateurs, le litre d'essence coûte deux fois le prix de l'eau.

Rebond de raffinage: L'Asie va avoir besoin de nos matières premières, d'après vous, un baril à 200 dollars est-il plausible dans les 5 ans qui viennent?

Je n'en sais rien. Tout ce que je peux dire est que ce n'est pas impossible et que cela dépendra essentiellement d'une part du maintien d'une forte croissance économique, par exemple en Chine et en Inde mais aussi aux USA et en Europe et dans les pays producteurs au M-O et d'autre part de la capacité à couvrir la demande. Qu'est-ce qui peut perturber l'offre? Ce sont par exemple des catastrophes climatiques, qui détruisent des plate-formes de forage et endommagent gravement des raffineries, et des tensions géo-politiques, des conflits (Nigeria, Irak, Iran, Venezuela,...). Si tous les facteurs vont vers une augmentation de la tension entre offre et demabnde, à ce moment-là, le prix peut encore fortement augmenter. Mais il faudra voir aussi ce que vaudra le dollar. La chute du dollar amortit la hausse du prix à la pompe pour le consommateur de la zone euro.

Question de Antoine:  Peut on voir un lien entre la hausse du prix du pétrole et la chute du dollar ? Si oui lequel? Y aurait-il intérêt d'agir à ce niveau? Merci pour vos éclaircissements, toujours très pertinents. 

Le lien est double. Primo : au plus le dollar baisse par rapport aux autres monnaies, au plus les pays producteurs veulent de dollars par baril de manière à préserver leur pouvoir d'achat. La baisse du dollar est donc un facteur de hausse du prix du brut en 2007. Deuxièmement, la baisse du dollar par rapport à l'euro amortit en partie les conséquences de la hausse du prix du baril pour les consommateurs de la zone euro. Mais l'effet dollar n'annule pas la hausse, il en dimune l'impact. Cela dit, le consommateur américain souffre davantage de la hausse que le consommateur européen, tout en sachant que l'américain paie son essence à peu près 60 eurocents le litre... contre 1,4 euro pour nous.

Question de raffinage: On parle beaucoup de pays qui veulent passer au : "pétrole/dollars" contre "pétrole/euro", est ce que ce changement se met réellement en place, est-il plausible?
merci

Jusqu'ici, ceux qui ont voulu passer du dollar à l'euro l'ont fait par anti-américanisme primaire. Ca vient de l'Iran et du Vénézuela. Le premier qui a dit cela, c'est Saddam Hussein.

Jusqu'à présent le dollar reste la monnaie de référence pour le commerce du pétrole. Et changer cela ne ferait que faire baisser encore beaucoup plus vite le dollar. Il n'y a pas de mouvement de fond en ce sens.

Question de poliss: Bonjour, comment vivez-vous l'absence de gouvernement? Cela ne vous arrange-t-il pas dans la mesure où personne ne peut vous imposer d'efforts supplémentaires? Merci d'avance pour votre honnêteté.

L'absence de gouvernement en Belgique ne change rien au problème fondamental, qui est mondial. Le secteur a fait et fait des efforts importants pour essayer de remédier le mieux possible à la hausse du prix des produits pétroliers, par exemple en permettant un préfinancement de 17 millions d'euros pour le lancement du fonds social mazout. D'autre part, on ne peut faire appel aux opérateurs belges pour compenser la hausse des prix, puisqu'ils ne font pas de bénéfices supplémentaires, ayant une marge fixe dans le cadre du contrat-programme. La marge de distribution n'est pas proportionnelle au prix de vente, contrairement à la TVA, qui est calculée en pourcentage du prix de vente. Enfin, si des bénéfices supplémentaires devaient être faits dans le secteur du raffinage par exemple, les impôts sur les bénéfices de ces opérateurs augmenteront, en proportion. A long terme, et bien entendu à l'exception de la catégorie des plus démunis, le signal prix est utile de manière à changer le comportement du consommateur en l'incitant à faire des économies d'énergie. Il vaut mieux investir le surcroît de recettes TVA pour inciter le consommateur à investir dans l'isolation de sa maison ou l'achat d'une chaudière plus performante que de compenser la différence de prix pour qu'il puisse continuer à consommer la même quantité.

Question de Lemal Thierry : Concernant la crise du pétrole; il serait grand temps que les politiciens réagissent. Il arrivera un moment où prendre la voiture pour aller travailler ne sera plus rentable, or beaucoup de personne ont besoin d'une voiture pour se rendre à leur lieu de travail. Il serait temps de songer à d'autres forme d'energie pour le secteur automobile tel que l'energie solaire. Mais c'est pas demain la veille étant donné la pression des lobbyistes sur nos politiciens ( le lobbying n'est rien d'autre que de la corruption)

Je ne peux qu'abonder dans le sens de votre position: les politiciens doivent réagir... mais de façon structurelle et non pas avec des rustines. Réagir de manière structurelle, c'est d'abord réaliser et anticiper ce qui nous attend. Nous ne retrouverons jamais des prix de l'énergie tels que nous les avons connus fiin des années 90 ou même encore en 2002 et 2003. Il faut encourager l'efficacité énergétique, surtout dans les ménages et dans le secteur tertiare (bureaux, administrations, écoles...). Il faut investir dans l'isolation des maisons particulières et dans la modernisation des techniques de chauffage. Baisser son thermostat d'un degré permet d'économiser 7% de votre consommation. En ce qui me concerne, le rôle du lobbying est justement d'expliquer à nos dirigeants et au public quels sont les enjeux structurels et la meilleure manière de pouvoir y répondre. Il faut bien situer le contexte général qui fait que la hausse des prix énergétiques et particulièrement du pétrole est inéluctable. Il y a un foisonnement de recherches en matière d'énergies alternatives pour le secteur du transport qui est similaire à ce qu'on a connu au début du 20ème Siècle. Beaucoup de nouvelles pistes sont connues. Mais c'est souvent trop cher. La hausse des prix du pétrole aura donc au moins un effet positif, c'est de réduire ou de compenser l'écart de compétitivité des alternatives.

Je vous remercie tous pour vos questions. Je me réjouis de voir le nombre de questions, important. Cela prouve que la prise de conscience du problème de la satisfaction des besoins énergétiques mondiaux progresse. C'est une bonne chose pour changer nos comportements. Pour assurer au monde entier un monde équilibré.

Modérateur: Merci à tous, à bientôt.

21/11/2007

Présoldes en Bourse ?

La Bourse de Bruxelles, comme les marchés européens, accuse un nouveau recul ce mercredi. Où s’arrêtera cette chute infernale ? Fortis à 16 euros, Agfa-Gevaert à 7 euros et Omega Pharma à moins de 40 euros, est-ce selon vous déjà la période des soldes sur les marchés d’actions ?